Rockpost vous propose une petite soirée post-noise-rock ce samedi soir avec à l’affiche:
Careful (Post Noise Rock / Paris)
Le combo oscillant entre noise rock, post rock et math rock viendra promouvoir son premier EP, What We Have To Say, enregistré en Janvier et prévu pour début Avril.
http://www.myspace.com/carefultheband
Resound (Post-Rock/ Post-Metal / Périgueux)
Formé en 2008 avec JoCe à la basse et Jérome à la batterie, le duo est devenu trio avec l’arrivée de Tibo à la guitare fin 2009. La musique de RESOUND se veut instrumentale et évolutive.
http://www.myspace.com/resoundtohell
Master Voice ( Punk-rock/Périgueux)
Une histoire de famille … Né début 2006 MASTER VOICE est un duo basse-batterie influencé par des groupes tels que Gatechien ou Room 204 mais qui a souhaité se démarquer en se lançant dans un mélange de punk-rock et stoner.
http://www.myspace.com/mastervoice24
Magneto (Noise-rock / Périgueux)
MAGNETO est un duo de rock minimaliste guitare-basse / batterie formé en 2007 à Bordeaux. Influencé par des groupes tels que Fugazi, Shellac ou The Jesus Lizard, le duo sortira son prochain EP “Ask the dusk” mixé par Adrian Riffo (Cheval de frise, L’ocelle mare, Radical satan).
http://www.myspace.com/duomagneto
00:00 “When The Bottom Fell Out”: Vic Chesnutt from At The Cut
03:08 “’Piphany Rambler” (EDIT): Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra from Kollaps Tradixionales
10:10 “Like The Thread Of A Spider”: Land Of Kush’s Egyptian Light Orchestra from Monogamy (forthcoming)
14:40 “Elope”: Clues from Clues
18:59 “Make” (EDIT): Do Make Say Think from Other Truths
22:14 “Wurld” (Excerpt): Elfin Saddle from their short film Wurld
25:50 “I Lay There In Front Of Me Covered In Ice”: Evangelista from Prince Of Truth
30:54 “Granny”: Vic Chesnutt from At The Cut
Does Your Cat Know My Dog? est le deuxième volume d’une série de compilation réalisé par le Label three:four records consacrée aux musiciens, programmateurs, critiques musicaux, disquaires et toute autre personne impliquée dans le monde musical et dont ils apprécient l’éthique et le travail. Avec cette série le label leur donne l’opportunité de partager leur passion en réalisant un disque, en totale liberté concernant l’orientation musicale. Pour cet album, le Bad Bonn et sa figure de proue Daniel Fontana s’en est charger.
Le résultat est fidèle à l’esprit singulier des lieux, difficilement définissable mais terriblement attachant. On fait le grand écart entre découvertes et groupes ultra confirmés, entre musique électronique, doom, folk et rock indé. On pourrait y voir un grand fourre-tout mais il s’agit de la traduction de l’esprit d’ouverture dont fait preuve depuis vingt ans la salle fribourgeoise. Excellant dans les rapports humains, Daniel et son équipe ont réussi à se créer un réseau unique qui leur permet de pouvoir aligner des noms prestigieux comme Sonic Youth, Bonnie ‘Prince’ Billy, Sunn O))) ou encore Carla Bozulich – que bien des programmateurs rêveraient d’avoir – sans fermer la porte à de nouveaux talents ou des groupes locaux. Ainsi c’est essentiellement sur la base de liens affectifs avec les musiciens, plus que sur une renommée ou une étiquette musicale, qu’est construite cette compilation, composée uniquement de morceaux rares ou inédits.
tracklist
A1. Bonnie ‘Prince’ Billy – Love Comes To Me (live) A2. Your Fault – I’m Washing Your Feet… A3. Pierre Omer – Lullaby A4. Joe Galen – Gold Smatter A5. Carla Bozulich and Ches Smith – Elements Ascending B1. Sunn O))) – Isengard (Chopped & Screwed) B2. Sum Of R – Not Every Chamber Has A Door B3. Bulbul + Boris Hauf – [ab]end B4. combineharvester – Shallow Is Just Enough B5. Sonic Youth – No Way (power cut version)
Thrill Jockey publie ce mois ci le dernier album posthume de Jack Rose – Luck In The Valley, guitariste mort le 5 décembre dernier.
“Récemment décédé, le guitariste Jack Rose commençait à se faire une réputation à la John Fahey: celle d’un homme capable de réinventer les idiomes américains avec sa seule guitare ou presque. Blues for Percy Danforth, qui ouvre le disque, confronte le blues le plus classique aux tentations orientales du psychédélisme. Lick Mountain Rumble s’accompagne d’un violon pour évoquer la country campagnarde, Woodpiles on the Side of the Road est un des plus beaux morceaux de folk-blues jamais commis. Profondément ancré dans les racines mais très personnel.” (Philippe Richard) OuestFrance
Le premier d’album d’Aucan avait été plutôt remarqué à sa sortie en 2008, proposant un math-rock rappelant Battles, sans pour autant passer pour une pâle copie sans intérêt, et ce, grâce à des touches de synthés bien vues. Le trio opère pourtant sur ce nouvel EP une mutation vers une musique encore plus électronique, lorgnant vers le dubstep et le dark ambient.
Les trois italiens ont en effet décidé de mettre en avant les synthés, laissant tout de même les guitares marquer des rythmiques syncopées et une vraie batterie donner plus d’impact qu’une vulgaire boîte à rythmes. Les cinq titres de cet EP présentent donc les résultats d’expériences visant à atteindre des métissages musicaux rarement tentés auparavant. Si les quatre premiers morceaux montrent une face plutôt rentre-dedans voire dansante de ce nouveau son, la dernière plage, d’environ 15 minutes, est une longue évolution ambient aux infra-basses très présentes, le tout parcouru par de fines touches de synthés rappelant des artistes tels que Steve Roach ou encore Fennesz.
Même si j’apprécie beaucoup cette longue piste, je trouve pourtant qu’elle casse un peu le rythme du disque et aurait eu peut-être plus sa place sur un format LP. Je mets également une réserve sur les parties vocales pas toujours très bien senties.
Tout ça pour dire que cet EP en forme de laboratoire donne très faim. J’espère que la suite arrivera sous peu, car cette mutation place Aucan comme un groupe à surveiller impérativement.